Soins aux animaux

Causerie au coin de la grange

Le Dr Greg Douglas sur le leadership en matière de soins des animaux.


Le docteur Greg Douglas a été nommé vice-président, Soins des animaux chez les Aliments Maple Leaf en 2015. Il lui incombe d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie globale sur les soins aux animaux dans l’ensemble des exploitations des Aliments Maple Leaf.

Le Dr Douglas a été vétérinaire en chef de la province de la Saskatchewan et plus tard, vétérinaire en chef de la province de l’Ontario. Il a également occupé des postes de haute direction au sein de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Nous avons rencontré le Dr Douglas afin d’en apprendre davantage sur sa passion pour les soins aux animaux et les avancées à la fine pointe de l’industrie en cours chez les Aliments Maple Leaf.

Vous avez grandi sur une ferme dans une région rurale de la Saskatchewan. Est-ce que cette éducation et cette manière de vivre a influé sur votre point de vue et votre approche professionnelle?

Tout à fait. Lorsqu’on grandit sur une ferme, on apprend d’abord et avant tout la valeur du travail ardu et de gagner sa croûte. Le mode de vie d’un agriculteur nous apprend également à trouver des solutions pratiques aux problèmes difficiles.

En raison du temps que j’ai passé sur la ferme, j’apporte à mon travail le point de vue et la passion d’un agriculteur lorsqu’il s’agit de faire progresser le bien-être des animaux. Il existe indéniablement un besoin d’amélioration au niveau de l’industrie, mais il faut trouver un équilibre entre les changements apportés au bien-être des animaux et les conséquences potentiellement profondes pour les producteurs.

Vous avez eu une carrière diversifiée : vous avez travaillé en médecine vétérinaire, en tant qu’inspecteur de réglementation et spécialiste des maladies et comme administrateur gouvernemental en chef de médecine vétérinaire. Pourquoi cette variété et comment vous sert elle au poste que vous occupez actuellement?

Sincèrement, mon point faible, c’est que je suis irrésistiblement attiré par les défis. Je m’ennuie facilement, alors l’idée de relever un grand défi m’est fort attrayante. Je n’avais pas l’intention d’entrer au service de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Mais ils avaient besoin de personnes énergiques en Saskatchewan et le poste concordait avec mes études.

Environ deux ans après mon arrivée à l’ACIA, en 2003, nous avons été confrontés par l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) – le premier cas indigène au Canada. Peu de temps après mon entrée au gouvernement de la Saskatchewan, nous avons eu une éclosion de grippe porcine (H1N1). J’ai fini par déménager en Ontario parce que c’est dans cette province que l’on trouve 40 pour cent des animaux d’élevage de la nation – et d’autant plus d’occasions de produire un impact significatif.

Gagner la confiance du public et travailler pour venir à bout de défis complexes sont des expériences enrichissantes qui offrent d’excellentes possibilités d’apprentissage.

Pourquoi êtes-vous passé du gouvernement aux Aliments Maple Leaf?

Le défi m’intéressait : il me permettait de miser sur tout le travail que j’ai accompli au cours de ma vie, sur mes compétences professionnelles et mes expériences. Les Aliment Maple Leaf accomplit un travail important et de grandes choses. Étant donné qu’elle est une intervenante clé dans le système alimentaire canadien, ses actions et son leadership aident à favoriser le changement systémique. L’entreprise faisait déjà un excellent travail avant mon arrivée en 2015, mais il existait une possibilité d’intégrer tout ce travail en une stratégie globale qui fait audacieusement progresser les soins aux animaux – tant au sein de l’entreprise que dans l’ensemble de l’industrie.

Votre mandat était de concevoir et exécuter la stratégie de l’entreprise en matière de soins des animaux. Quelle approche avez-vous adoptée?

Le défi initial était de créer un plan stratégique global compréhensible pour tous – de l’exploitation agricole jusqu’à l’usine. Nous avons donc structuré le plan autour de quatre piliers : culture, responsabilité, progrès et communication.

Pendant les six premiers mois, j’ai voyagé abondamment en me rendant à tous nos établissements. Les gens avaient besoin de comprendre ce que nous voulions accomplir. Ce que j’appelle la « culture des animaux » – le respect qu’éprouvent l’entreprise et nos employés à l’égard des animaux – avait toujours été en place. Cela me facilitait la tâche. Nous pouvions donc établir la gouvernance, les engagements et les pratiques à l’appui de notre objectif final.

Quels progrès faisons-nous en matière de soins des animaux dans le secteur alimentaire? Quelles sont les occasions et les objectifs à venir?

Je suis fier d’où nous en sommes – et des progrès que nous avons faits. Nous faisons d’importantes améliorations dans de nombreux domaines des soins aux animaux, y compris la formation, les vérifications indépendantes de nos exploitations et notre transition vers le logement libre. À compter de 2017, nous avons plus de 33 000 truies logées dans des enclos ouverts – l’équivalent du nombre total de truies que nous avions dans des logements traditionnels en 2007.

Nous avons également mis en œuvre un programme d’avant-garde de vérification vidéo à distance dans quatre importants établissements, y compris des bâtiments, des usines et un couvoir. Cela aide notre équipe à améliorer la vie de nos animaux en temps réel et nous aide à former nos nouveaux employés. Nous allons déployer cette plateforme dans l’ensemble de nos autres établissements cette année.

Je suis également fier du fait que nous soyons nous-mêmes nos plus virulents critiques.

Un domaine dans lequel nous devons travailler davantage est le logement, notamment par son enrichissement et l’amélioration de l’éclairage. Nous sommes plus avancés auprès des porcs, où nous contrôlons une importante partie des porcheries, et nous le sommes moins pour la volaille, où nous n’avons pas ce contrôle. Mais nous sommes sur la bonne voie, nous avançons à grands pas et nous sommes des leaders des soins aux animaux dans plusieurs domaines.

Comment décririez-vous notre obligation envers les animaux sous nos soins?

C’est bien simple : nous devons leur offrir la meilleure vie et le plus grand bien-être, du mieux que nous le pouvons, en fonction de leur espèce. Nous croyons fortement aux Cinq besoins fondamentaux de l’animal et nous nous en faisons les champions : ils mettent l’accent sur l’absence de faim et de soif; l’absence d’inconfort; l’absence de douleur, lésion ou maladie; la possibilité d’exprimer des comportements normaux; et l’absence de peur ou de détresse.

Quel est le rôle de la technologie?

Elle joue un rôle de plus en plus prépondérant – tout comme dans bien d’autres aspects de la vie. Prenez par exemple le transport qui peut s’avérer très stressant dans la vie d’un animal. Nous expérimentons avec de nouveaux systèmes de levage de remorques qui pourraient rendre le processus de chargement moins contraignant. Nous recherchons des systèmes de régulation des conditions ambiantes avec capteurs afin de surveiller soigneusement l’humidité et la température pour les porcs et la volaille, un facteur des plus importants en raison de la diversité de nos conditions météorologiques au Canada.

Nous explorons également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans un programme unique avec un innovateur technologique afin de déterminer s’il existe des moyens de surveiller la santé du troupeau et de faire des interventions thérapeutiques ciblées chez des animaux qui éprouveraient des difficultés.

De manière plus générale, quelles sont les bonnes pratiques du secteur alimentaire? Que croyez-vous qu’il lui faudrait améliorer?

L’industrie a adopté beaucoup de bonnes pratiques, surtout depuis quelques années. Mais elle a encore beaucoup de chemin à parcourir. Les soins optimaux des animaux ne sont pas faciles à réaliser. Pour progresser davantage, il faudra surmonter des défis complexes liés aux coûts, à l’ampleur et à la durabilité économique pour les producteurs. Des améliorations apportées dans un domaine pourraient engendrer, de manière non intentionnelle, d’importantes préoccupations liées à l’environnement ou à la viabilité dans un autre domaine. Le processus nécessite donc de la créativité, de l’engagement, de l’expérimentation – et la participation de tous les intervenants – pour faire des progrès tangibles.

De quoi êtes-vous le plus fier chez les Aliments Maple Leaf?

Notre équipe agricole. Nos employés ont une telle passion pour le bien-être animal et ils font un excellent travail. C’est absolument passionnant et inspirant.

Chaque fois que je me trouve dans nos exploitations, je ressens immédiatement qu’ils sont fiers de bien traiter les animaux. Je n’ai jamais eu besoin de jouer le rôle de « flic » chez les Aliments Maple Leaf, contrairement à l’époque où j’étais inspecteur de réglementation. Ici, je me sens plutôt que je fais de « l’encadrement ».


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